En 2008, Ubisoft nous avait gratifié d’une nouvelle licence. Celle-ci se basait sur des faits historiques se déroulant pendant la troisième croisade et sur l’existence de deux factions s’opposant continuellement : les templiers et les assassins. Voilà la série Assassin’s Creed était né avec son héros charismatique Altaïr Ibn-La’Ahad. En 2010, Assassin’s Creed 2 sort, épisode dans lequel est introduit Ezio, seigneur florentin du XVe s. s’en suit Assassin’s Creed : Brotherhood, suite directe du second. Finalement, Sort Assassin’s Creed Revelations. Ezio est toujours le personnage principal, mais la trame change de lieu, au profit de Constantinople.
Constantinople, destination de rêve pour une série au cœur des intrigues politiques.
Du point de vue d’Ezio, cet épisode se base en suite direct de Brotherhood. Notre héros se retrouve plongé dans la capitale levantine au milieu des grandes dualités d’époque, Ahmet contre Soliman, Byzantin contre Ottoman et nécessairement assassin contre templier. L’histoire d’Ezio est rythmée et solide, les rebondissements sont correctement amenés et les lieux visités tous plus beau et authentique les uns que les autres.
Au delà des ses séquences, nous retrouvons Desmond Miles et Altaïr. Celle de ce dernier approfondissant sa propre histoire et explicitant son destin d’Assassin; par exemple, elles nous révèlent comment il est devenu le vieux de la montagne. Malheureusement, un point négatif est à dégager : les séquences de Desmond Miles. En effet, il est bloqué dans l’animus avec un vieil ami qui tentera de lui apporter des solutions de sortie, tout comme l’équipe constitué par lucy dans les épisodes précédent; finalement, elles sont peu palpitantes et peu efficaces, elles ne dévoilent que très peu de chose sur l’intrigue.
Un réussite artistique.
L’aspect graphique du jeu est un succès et sert beaucoup la réalisation du titre. En effet, un jeu qui se place dans un univers historique doit fournir un tableau précis de l’époque. Constantinople regorge de vie, la population marche, parle, marchande. Les monuments et les divers bâtiments y sont très détaillés et leurs textures sont fines.
Outre cela, les différents quartiers sont bourrés de détails; on observe des différences fortes entre les quartiers pauvres et riches notamment dans les matériaux de construction utilisé. Sur un autre plan, les animations des personnages sont très bonnes, elles sont nombreuses et réalistes, celle d’Ezio et d’Altaïr étant particulièrement convaincante – je suis resté bouche bée devant Altaïr âgé -. Il est à noter que les musiques sont toujours aussi bien composer et donne du rythme à l’action, les bruitages sont efficaces et les doublages à tomber. La réalisation sonore nous plonge donc dans l’histoire et permet l’immersion, ça marche, on s’y croit, au point de sentir les épices des souks que l’on traverse.
Un gameplay et un contenu en évolution.
Sur ce point le constat est clair, au fil de la série le contenu s’est étoffé. Outre la gestion de la guilde des assassins, les personnages multijoueurs, la capture de quartier de templier, les pages de livre à ramasser – remplaçant des plumes -, les
points d’observations à débloquer et les magasins à posséder, une nouveauté emblématique tout droit venue d’orient : la poudre. Voilà qu’apparaissent des gardes armées de fusils et des grenades à fabriquer ce qui va vous servir. Le système i conception de ces dernières étant particulièrement efficace et l’utilisation simple. Par ailleurs, le système de combat n’a que peu évolué, intégrant tout de même une nouvelle fonctionnalités permettant l’utilisation d’armes secondaires; armes toujours aussi nombreuses et variées. De plus, on retrouve un mode multijoueur très sympathique avec un grand nombre de niveau et d’objet à obtenir, ceci dit il n’est pas anecdotique puisqu’il est scénarisé, vous êtes un templier et vous montez dans l’échelle de la société abstergo. Cependant, il faut prendre en compte que les combats sont légèrement différents en multijoueur, il faudra apprendre à utiliser les différents atouts pour pouvoir s’en sortir dans des parties où la tension est très forte.
Concluons !
Il est difficile de conclure, ce jeu est une perle au même niveau que toute la série. Il clôt la trilogie Ezio, un personnage attachant et criant d’authenticité; nous raconte une partie de celle d’Altaïr et malheureusement ne fait pas ou peu avancée celle de Desmond et des Assassins modernes. Sur le plan technique et artistique, c’est une réussite, que ce soit graphiquement – même si il est moins optimisé que les précédents – ou pour la réalisation sonore. La durée de vie est bonne, pour le solo, il faut compter sur une quinzaine d’heures sans les fioritures et pour le multijoueur au moins le double; le contenu est donc conséquent. Je vous conseil cet Assassin’s Creed Revelations, c’est un grand jeu, encore plus si vous êtes fan!



























